Mise à jour

4 Avril 2021 - Après plus de trois ans d'absence

L'année 2018 a été difficile.
Louis-Gilbert Rey est décédé le 12 juillet 2018 à l'âge de 90 ans. Petit-fils d'Alfred Fine et Clotilde Ferrari, nous avons échangé bien des documents avant que je ne lui rende visite à Boulogne-Billancourt. Nous avons parlé de nos aïeux communs comme si nous les avions quittés la veille, magnifique souvenir.
Quelques mois plus tôt, le 15 mars 2018, Christian Blondel La Rougery décédait à la Martinique à l'âge de 84 ans."Magicien" sur l'important site généalogique Roglo, il nous a fait parvenir de très nombreux documents notariés de nos ancêtres Salles de la Martinique. Lorsque je lui ai demandé de faire des recherches sur les Marraud des Grottes à la Martinique, famille de mon beau-frère Dominique Marraud, il m'a répondu que sa belle-mère était une Marraud des Grottes et que trois soeurs de Louis Belloncle, époux de la petite fille de Louis Salles, avaient épousé trois frères Marraud des Grottes !
Dominique Marraud est décédé le 13 février 2020 à Agen d'un cancer du poumon détecté à peine deux mois auparavant. Il avait 74 ans. Ses obsèques ont rassemblé beaucoup de proches, familles et amis ; heureusement que le coronavirus ne sévissait pas encore. Dpuis, François de Mijolla, le mari de Cécile de Soras, est décédé de la Covid-19 à l'âge de 94 ans.    

***

En 2019, ce sont des descendants de Louis Decormis et Adèle Fine qui ont découvert le site et pris contact avec nous. Christine Dongois les a mis sur la piste de la propriété familiale située au Canet. Ils ont rassemblé de nombreuses informations la concernant ; un ouvrage sur la famille Decormis (ou de Cormis) a été réalisé pour une diffusion familiale. Louis Decormis était le seul survivant de sa famille (cf. les trois textes des filles d'Astros). Avec Adèle Fine, ils ont eu onze enfants mais un seul petit-fils, Lazare, a échappé à la fatalité familiale et a eu une nombreuse descendance (cf. généalogie Decormis).

C’est en 2006 que nous avons ouvert ce site à partir des  premiers documents des archives familiales que nous avons numérisés : le dossier du mariage de Xavier Fine et Gabrielle Salles en 1904, celui de leurs noces d’or en 1954 et le document « Quelques Fine du passé », rédigé en 1979 par Albert Fine, neveu de Xavier. Ces documents, avec les arbres généalogiques qui en sont issus, forment la trame du site.
     En 2008, de nombreux documents intéressants sont en ligne, le magnifique « Voyage au Levant » illustré d’aquarelles, datant du XVIIIème siècle, de nombreux récits de voyages de Léonie Fine (1853-1929), illustrés de cartes postales de l’époque et de circuits sur fond de carte géographique par notre webmestre, la Correspondance avec la Martinique (1765-1864), les trois textes des filles d’Astros. Nous commençons à faire connaître le site à la famille et poursuivons la numérisation.

     Aujourd’hui, les trois tomes du Journal de l’Hospitalière (1711-1985) ainsi que le Journal de la Sumiane (1884-1889) et l’Album illustré (1895-1902) sont disponibles, ainsi que bien d’autres documents qui permettent de mieux connaître la vie qu’ont menée nos ancêtres. Grâce à Louis-Gilbert Rey, petit-fils d’Alfred Fine et Clotilde Ferrari, et à Christine Dongois, passionnée des bastides marseillaises, nous avons pu replacer les cinq maisons familiales du Vallon des Aygalades : l’Hospitalière, la Sumiane, Val Brise, la Bonnette et Castel Bonnette… et voir le démantèlement des propriétés avec l’arrivée de l’autoroute 1947-1950. Les documents autour du procès du chemin du Cas (1850-1855) permettent de mieux connaître la géographie de ce vallon des Aygalades et son histoire jusqu’à cette époque. En 2017, une visite de l'église Saint Paul de la Viste et du vallon des Aygalades nous a permis de rajouter des photos.

    Louis-Gilbert Rey nous a prêté le Journal de Castel Bonnette (1908-1922), bastide construite par Alfred Fine, suite au partage avec Léonie de la campagne de l’Hospitalière dont ils avaient hérité de leurs parents vingt ans auparavant. Une longue introduction d’Alfred Fine, revenant sur l’histoire de l’Hospitalière et les conditions du partage avec Léonie, est particulièrement intéressante.
Louis-Gilbert Rey nous a prêté aussi le dossier sur la mort tragique d’Isabelle Olive, fille aînée d’Alfred Fine et Clotilde Ferrari, constitué par sa sœur Juliette Guibal.
Gonzague Bossy, descendant des Ferrari, a fait la transcription de l’ensemble de ces documents.              

    Henri Fine, frère de Barthélémy-Albert, d’Alfred et de Léonie, épouse en 1861, Marie Clot Bey.
    Le père de Marie, Antoine Barthélémy
Clot Bey (1793-1868), est un personnage fascinant. Médecin et chirurgien de Marseille, il devient médecin, ami et ambassadeur secret de Méhémet Ali, vice-roi d’Égypte. Un de ses descendants, Christian Jean Dubois, a publié sa biographie aux éditions Jeanne Lafitte en 2013 (Prix Félix de Beaujour 2013, Académie de Marseille). Une présentation de cet ouvrage et quelques extraits concernant l’Hospitalière sont en ligne.

Les Salles du passé

     Du côté des ancêtres Salles, nous reconstituons peu à peu une biographie de Charles Salles (1740-1812). (Cf. son portrait, dessiné au crayon par son épouse Emilie Moreau et enfin retrouvé !)
Nous avions déjà sa correspondance avec la Martinique et les mémoires et plaidoiries de ses avocats dans l’affaire Blondel.
    Toujours en lien avec la Martinique, nous avons retranscrit des copies de lettres concernant la succession de Babonneau (1780-1787) dont Charles Salles est exécuteur testamentaire et retranscrit un arbre généalogique de 1778 de Jean-Baptiste Questel.
Dans plusieurs ouvrages, il est mentionné que Charles Salles, en tant que député extraordinaire auprès de la Constituante de la Chambre de Commerce de Marseille, Charles Salles s'est opposé au projet de l'abolition de l'esclavage.

     En juin 2017, nous avons découvert aux archives de la Chambre de Commerce et de l’Industrie de Marseille, que ce n’est pas Charles qui était député extraordinaire mais son frère aîné Pierre Arnaud Salles, le médecin. Un comité de correspondance avec les députés extraordinaire a été mis en place en octobre 1789 ; Charles faisait partie de ce comité.
    Autre découverte aux archives de la Chambre de Commerce et de l’Industrie : un procès opposant, de 1759 à 1768, la Compagnie royale d’Afrique à un certain Pierre Salles, banquier à Paris. Il est probable que ce Pierre Salles soit un oncle de Pierre Arnaud et Charles.

    Depuis, les recherches de Sébastion Berthaut-Clarac, membre du Groupe de Recherche en Archéologie Navale, nous apprennent que Charles et Louis Salles possèdent de nombreux navires et participent à la traite des noirs.
    C’est à sa demande que Christian Blondel La Rougery, descendant d’un beau-frère de Lise Salles épouse Blondel, nous a envoyé des copies de ventes de terrains et habitations du Morne des Cadets à la Martinique. Grâce à ces documents, nous connaissons mieux le contour de l’habitation-sucrerie des Salles et l’épilogue de l’affaire Blondel.

    Il reste à exploiter de nombreux documents découverts et scannés par Sébastien Berthaut-Clarac, en particulier les dossiers de radiation de Charles Salles et de Louis Salles de la liste des émigrés pendant  la révolution.

Généalogies

     Sur Geneanet, Vincent Renard a considérablement complété la généalogie de Louis Salles à Bordeaux, des trois frères Salles de la Martinique, Arnaud, Jean-Baptiste et Hilaire, et de la famille Questel (cf. lien sur Généalogie). Christian Blondel La Rougery est « magicicen » sur Roglo, très importante base de données généalogique de plus de six millions de personnes. C’est en partageant leurs informations que l’un et l’autre complètent les arbres des Salles et des Fine sur Geneanet et sur Roglo.

Photos

     Sur de nombreuses photos de famille sont indiqués les noms. Nous avons retrouvé ceux de la photo de mariage de Xavier et Gabrielle en 1904 ; les soixante-cinq personnes présentes sur la photo sont, à deux amis de Xavier près, des membres de la famille. De même, la photo du baptême de la poupée en 1903 ne rassemble, à un membre près (Marthe Ferrari), que les enfants des maisons familiales. Les plus grands, Xavier et Gabrielle se fiancent cette année-là. La connaissance de plus en plus approfondie de la famille permet de mettre des noms sur les deux albums de photos pour lesquels nous n’avions pratiquement aucune indication.
      Après le décès de Gabrielle en 1983, ses enfants se sont réunis chaque année de 1984 à 1995 chez les uns et les autres, voir le diaporama des rencontres de la fratrie. Sur treize enfants, neuf sont encore en vie en 1995, cinq décèderont dans les trois années suivantes.
      Lire le Plan du site pour comprendre comment sont classés les documents. Pour retrouver plus rapidement certains d’entre eux lors d’une prochaine visite, aller sur Accès direct.

Bonne visite !